dimanche 5 janvier 2014

Miam, de la galette!

A l'origine, l’Épiphanie est "une fête catholique qui célèbre la visite des Mages à l'enfant Jésus" (merci 
Wikipédia) (mais je le savais). Traditionnellement fêtée le premier dimanche de janvier, c'est aujourd'hui un bon moyen pou s'empiffrer de galette les deux premiers mois de l'année. Et ça me plait.

Mais voilà, depuis une semaine tu vois fleurir partout sur la toile des recettes de frangipane et autres galettes aux pommes, au chocolat, au praliné, et même des brioches aux fruits confits. Bref, je m'emballe.
Alors moi, j'ai décidé de te parler d'un autre genre de galette. Le genre qu'on garde pour soi d'habitude, comme un secret de famille qu'on ne révèle pas, qui doit rester caché pour que tout le monde se porte mieux.

Tu connais la galette des rois, la galette de chaise pour poser tes petites (ou pas) fesses, la galette pour parler de la crêpe, et je viens même d'apprendre qu'une galette est aussi une coiffe de chasseur alpin. Comme lui.

La classe

Moi, je vais te parler de MA galette.

La galette, la quiche, bref, la gerbe. Voilà une idée bien différente de ce que tu lis en ce moment, non? Différente, peut-être, mais pas un souvenir si lointain pour moi. Hélas.

Poser sa galette: Art d'exprimer son état en rendant visible ce qui est normalement caché
                         Révéler à qui veut bien le voir le contenu de son estomac
                         Conclusion d'un état nauséeux
                         Vomir de façon incontrôlable, peu importe le lieu et le moment
                         Gerber

En regardant ma crevette, je me souviens de ces doux moments des premiers mois, la bouche ouverte au-dessus de la cuvette, essayant de dompter les mèches rebelles qui veulent goûter à mon breuvage.
Je me rappelle même de ce matin rêvé où, en prenant le bus pour aller travailler, j'ai commencé à me sentir mal. D'abord la tête qui tourne, puis les grosses gouttes qui perlent sur mon front, et enfin, l'étape ultime, la salive qui se fait de plus en plus abondante et acide. C'était inévitable, j'ai fait profiter à tous les voyageurs du doux fumet de ma digestion.

J'aurais bien mis une photo, mais on est déjà assez proche comme ça maintenant.

Si tu veux, demain, je te parle des couches de ma fille. Et c'est pas joli-joli.


Laurie, qui revisite les classiques

PS: Dans le bus, j'étais pas assise seule. Si le monsieur qui m'a tendu un sac plastique me lit, je lui demande pardon.