mercredi 12 mars 2014

Les principes du dégueuli

Tous autant que nous sommes, on a des préjugés. Toi, moi, ta voisine et même ton chat. Et les préjugés, ça marche comme les principes quand tu as des enfants, tu peux t'asseoir dessus (ou te les mettre dedans, au choix).
Il y a donc tout un tas de choses comme ça qui te dégoûtaient du temps où tu étais une nullipare. Enceinte, tu commençais à te faire à l'idée qu'un jour, toi aussi tu ferais ce genre de choses. Tu trouvais ça dégueu, mais ça, c'était avant d'être maman.



Déjà que l'odeur du linge oublié dans la machine te provoquait des hauts le cœur, avoir le nez près d'un fumet de couche sale et débordante, n'en parlons pas.

Examiner la texture du contenu de ladite couche t'aurais fait tourner de l’œil: plutôt grumeleux, compact ou mousseux?

Penser racler le pourtour de la bouche d'un bambin pour lui décoller ses restes de purée, c'est déjà dégueu en soi, mais la goûter ensuite, c'est pire.

Te faire vomir dessus et sentir le lait caillé (même après avoir changé de tee-shirt), très peu pour toi, qui vénère ton parfum délicat.

Tu avais pourtant regardé baby boom et lu des sujets sur Doctissimo, mais accoucher était ta plus grande crainte. En fait, c'est une partie de plaisir (non, je déconne).

Quand tu as un rhume, tu n'oses même pas regarder le contenu de ton mouchoir, alors autant te dire que l'aspirateur à morve, c'est le papa qui s'y collera.

Tu ne voulais pas tremper un orteil dans le pédiluve de la piscine municipale, mais tu te feras pisser dessus. Et avec le sourire en plus.



Bref, tu l'auras compris, être maman remet bien des choses en question, notamment ta notion (et tes limites) de ce qui te fera poser une galette. Tu vas même pouvoir changer la litière du chat sans risquer l'asphyxie.


Laurie, maman-dégueu