vendredi 3 octobre 2014

Ça m'avait tellement manqué

Mes chapon sucrés,


Si vous saviez comme ça m'a manqué de ne pas vous écrire depuis tout ce temps. Je veux dire, de vous écrire vraiment.
Chaque jour depuis environ un mois, je me dis que je vais prendre le temps de me poser, d'écrire, avec toujours la même excitation de lire vos commentaires. Et chaque soir, je me dis que ce sera pour le lendemain. Chaque lendemain, je repousse au week end, et c'est comme ça chaque semaine.

#quonmetrouveleconquiainventélesjournéesde24heures

Je n'ai pourtant qu'un bébé, des horaires plutôt cool, mais une fatigué monstre qui s'accumule, sans jamais arriver à satiété (un peu comme une envie de chocolat quoi).

Pour illustrer un peu mieux mes journées, voilà un planning type de la semaine, qui je pense est plus ou moins le même pour toutes (sans parler du week end, qui lui est probablement un copié collé de la vie de parents!)




06:43: Je viens de me tourner, j'ai trouvé la meilleure position de la terre. Je frôle l'orgasme nocturne.

06:45: Le réveil sonne. Je pense à un mauvais rêve: ce n'est pas possible, quelqu'un l'a avancé?

07:00: Le réveille a sonné 4 fois, c'est la limite. Je me lève trop vite, j'ai la tête qui tourne et je ne vois rien. Je m'assois, j'ai envie de m'allonger encore.

07:02: Réflexe bloguesque-anti social-geek: je regarde mes mails, vos mots doux et les nouvelles sur Instagram (oui, avant de faire pipi).

07:10: Comme chaque soir, je me suis couchée en me promettant de faire un petit dej' équilibré, comme chaque matin j'avale quelques gâteaux et un verre de jus en regardant une rediff.

07:15: On part dans 30 minutes chez la nounou, je réveille ma fille. On est laaaaarge.

07:16: C'est pas ma fille pour rien, impossible de la réveiller.


07:20: Elle dormira un peu plus, pendant ce temps, je vais me préparer.

07:28: Merde on va être en retard. Je l'appelle, chante (faux), lui amène le chat.



07:29: Elle ouvre à peine les yeux et se met assise, puis debout. Elle me tend les bras et on passe quelques minutes à se câliner, peu importe si on est en retard.



07:35: Peu importe mais quand même, je suis toujours en pyjama et maquillée que d'un oeil. Pendant que je me prépare, Mademoiselle va voir son chat d'amour et joue, tranquillou-pilou.



07:40: Je prends ma douce sur moi pour son biberon. Je déteste la forcer à manger alors qu'elle ne réclame pas encore, j'ai l'impression de bousculer son rythme.


J'essaie d'être le plus zen possible dans ce moment, de ne pas lui communiquer mon stress... mais nom de dieu, son sac n'est pas encore prêt, je ne suis pas complètement habillée, elle non plus, et on part dans 5 minutes.

07:50: Je l'habille, la coiffe comme je peux. On dira à la nounou qu'on a eu un problème: panne d'ascenseur, vieille dame à aider, caca de dernière minute.



07:55: On y est, je dégouline déjà. Ma poupée est toute belle, elle cause, me touche le visage, attend mes bisous. Je dois déjà lui dire à ce soir, elle va tellement me manquer. J'ai envie d'arrêter de travailler et de rester avec elle tous les jours.



08:00: Je ne suis pas encore dans le métro, trop occupée à repousser les avances d'un fétichiste ma pariant ce que je veux que je chausse du 39.

08:10: Serrée comme une sardine, je n'ai plus besoin de compter les stations, je sais où et quand je m'arrête. Fait chaud quand même.

08h21: Je devais prendre ce bus. Oui, celui qui devait partir à 8h24 et qui est déjà à l'autre bout de la rue.

08:31: J'ai attrapé le suivant, j'ai repéré des places assises. Je suis au fond du bus, côté fenêtre, histoire d'être sûre que ce ne sera pas à moi de me lever pour céder ma place. Sauf si une colonie de mamies arrive. Une colonie de mamies arrive. Et merde.

08:47: Je suis arrivée. Je me faufile un passage à coup de "pardon ... pardon ... pardon ... PARDON". Je marche vite pour avoir quelques minutes d'avance.

08:48: Les piétons DEJA sur un passage ont la priorité. Ah non, pas ici.

08:54: J'arrive enfin. Il n'est même pas 9h et je suis déjà fatiguée, j'ai chaud et envie de prendre une douche.



Pour le soir, c'est un peu la même chose version contraire.
Avec en plus: le bain à donner, la maison à ranger, le repas à préparer, les compotes à lancer et autres rimes en -er.


Je ne sais pas pourquoi, mais on a une fâcheuse tendance à reporter au week end tout ce qu'on n'a pas pu faire la semaine.
Je ne sais pas chez vous, mais chez moi, le week end c'est plutôt:
- Courses
- Ménage
- Papiers
- Rangement
- Repos ... Non je déconne, c'est déjà lundi.


Ce soir, j'ai les yeux qui piquent. Je me suis dit au moins 28 fois que je finirai cet article demain, mais j'avais tellement envie de vous raconter un peu de nous, de vous partager ce pour quoi vous êtes là, à me lire, à m'écrire.
De plus en plus nombreux, coeurs et paillettes sur vous!

Laurie, débordico-comblée